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Grève : pensez aux motos-taxis

Taxi moto greves A tous ceux qui essaieront de se déplacer dans la journée de demain, malgré la grève, et qui sont prêts à payer pour cela, voici peut-être la solution. La moto-taxi devrait vous assurer des déplacements plus rapides que la voiture et les transports en commun. Pour des tarifs compris entre 25 et 80 € selon la distance à parcourir, les motos-taxis peuvent vous emmener d’un point A à un point B dans toute l’Ile-de-France en un minimum de temps.

Lire la suite ICI.

Source: Le Parisien


Taxi moto: étude de marché

Sur le site Internet de la société de taxi moto Urban Driver, comparez les tarifs pratiqués par les principaux acteurs du service de Moto Taxi sur Paris et région Parisienne.

Comparateur de prix Les prix ont été relevés au mois de Janvier 2009 sur les sites internets des différentes sociétés de Taxi moto pour les trois trajets suivants: Paris-Paris, Paris-Orly, Paris-Roissy.

Résultat de l'étude à lire ICI.


Friction entre les Taxis et Taxi motos en province

Ces derniers mois, des motos-taxis ont fait leur apparition dans le Grand-Ouest. À Brest, le torchon brûle actuellement entre des artisans-taxis et un nouveau venu à deux roues. Victime d’intimidations, ce dernier a porté plainte.

Taxi Moto Brest Difficile de se frayer une place dans le trafic du transport de personnes quand on est moto-taxi. Pour preuve les menaces proférées à l’encontre de Jean-Luc Lotrian, un ancien chauffeur routier âgé de 44 ans qui s’est installé à son compte à Brest, au guidon d’un scooter de 250 cm³. « Il y a quelques jours, alors que j’étais posté à la gare, un chauffeur de taxi m’a clairement dit que si je voulais poursuivre mon activité, il fallait que j’évite les rues trop sombres ». Un message clair qui a incité Jean-Luc Lotrian à porter plainte. Mais pourquoi cette hostilité ? Primo, les motos-taxis ont prospéré ces derniers temps sur un beau vide juridique. En effet, contrairement aux taxis classiques, ils n’ont besoin d’aucune licence (150.000 € environ) pour exercer. Les chauffeurs à quatre roues considèrent donc que les motos et scooters représentent une concurrence déloyale.

 
Une activité parfaitement légale

« Mon activité est parfaitement légale, se défend Jean-Luc Lotrian.
Je suis inscrit au registre du commerce et je paye une assurance spécifique pour exercer mon métier. Avant de m’installer, j’ai prévenu tout le monde. L’argument de concurrence déloyale ne tient pas debout. Car ma clientèle est vraiment différente ». L’aéroport où il entend travailler régulièrement, mais également la mairie, ne semblent pas hostiles à l’apparition de ce nouveau métier. Elle a même prévu d’octroyer une autorisation d’emprunter les couloirs de bus à l’unique moto-taxi de la ville.
Des précédents à Nantes
L’hostilité envers les transporteurs à deux roues n’est pas nouvelle. Il y a quelques mois, c’est à Nantes, où trois entreprises sont référencées, qu’elle était la plus palpable. Stéphane Léonard, qui prend en charge sa clientèle sur une puissante Goldwing, en sait quelque chose. « On m’a menacé au téléphone. Un jour, un taxi m’a serré contre un trottoir. J’ai évité de peu l’accident ». La situation s’est apaisée à l’issue d’une longue discussion avec le président du syndicat des taxis nantais. « Les chauffeurs se sont rendu compte qu’on ne leur faisait pas de l’ombre », poursuit Stéphane Léonard. Il estime que la clientèle n’est pas la même. Les personnes âgées, par exemple, ne font jamais appel à ses services. Comme celles qui craignent la pluie et le froid. Autre grande différence, les motos-taxis nantais travaillent exclusivement sur réservations, via internet, et ne pêchent pas le client sur le trottoir. À Brest, Jean-Luc Lotrian est prêt à tout pour exercer son métier dans de bonnes conditions. « Je suis disposé à intégrer un groupement, en payant le quart du prix d’une licence. Normal, je ne dispose que d’une place passager ».
Didier Déniel

Une législation en devenir

Le gouvernement a demandé au préfet Chassigneux d’analyser un rapport sur le transport des personnes. Voici, en résumé, ses principales conclusions concernant les motos-taxis qui circulent en grande majorité dans la région parisienne (plus de 300 véhicules). Ces conclusions pourraient être mises en application cette année :
1. La prise en charge de la clientèle ne pourrait se faire que sur réservation ;
2. Les véhicules seraient soumis à un contrôle technique annuel ;
3. Il serait interdit aux motards de faire mention de leur activité sur leur deux-roues ;
4. Les conducteurs seraient soumis à une visite médicale annuelle.
 

Tarifs Taxi 2009: + 3.2% à compter du 1er Janvier 2009

 JORF n°0304 du 31 décembre 2008 page 20623
texte n° 88



ARRETE
Arrêté du 22 décembre 2008 relatif aux tarifs des courses de taxi

NOR: ECEC0828252A

JORF n°0304 du 31 décembre 2008

Texte n°88

La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi,

Vu l’article L. 410-2 du code de commerce et le décret n° 2002-689 du 30 avril 2002 fixant ses conditions d’application ;

Vu le décret n° 87-238 du 6 avril 1987 réglementant les tarifs des courses de taxi, modifié par le décret n° 2005-313 du 1er avril 2005,

Arrête : 

Article 1

Le prix de la course de taxi définie à l’article 3 du décret du 6 avril 1987 susvisé peut être majoré de 3,2 % à compter du 1er janvier 2009.

La majoration est répartie entre les trois composantes de la course : prise en charge, indemnité kilométrique, heure d’attente ou de marche lente.

Les prix ainsi déterminés peuvent être arrondis au centime d’euro supérieur. 

Article 2

Les composantes de la course ne doivent pas, après majoration, dépasser les montants suivants :

a) Prise en charge : 3,32 euros.

b) Indemnité kilométrique : 0,91 euro.

c) Heure d’attente ou de marche lente : 30,56 euros.

Lorsqu’il existe plusieurs tarifs horaires, leur moyenne arithmétique ne doit pas dépasser ce montant.

Une information par voie d’affichette apposée dans le véhicule doit indiquer à la clientèle les conditions d’application de la prise en charge. 

Article 3

Dans les départements à quatre tarifs, les courses retenues pour l’application de chacun de ces tarifs sont ainsi définies :

Tarif A : course de jour avec retour en charge à la station ;

Tarif B : course de nuit avec retour en charge à la station ou course effectuée le dimanche et les jours fériés avec retour en charge à la station ;

Tarif C : course de jour avec retour à vide à la station ;

Tarif D : course de nuit avec retour à vide à la station ou course effectuée le dimanche et les jours fériés avec retour à vide à la station.

Le prix du kilomètre du tarif B peut excéder celui du kilomètre du tarif A sans lui être supérieur de plus de 50 % ; un écart identique doit exister entre les prix du kilomètre D et C qui correspond au doublement pour retour à vide des tarifs précités. 

Article 4

Dans les départements à trois tarifs avec zone de tarification, les courses retenues pour l’application de chacun de ces tarifs sont ainsi définies :

Tarif A : course de jour à l’intérieur de la zone d’application du tarif ;

Tarif B : course de jour à l’intérieur de la zone d’application de ce tarif ou course de nuit à l’intérieur de la zone de tarif A ou course effectuée le dimanche et les jours fériés à l’intérieur de la zone de tarif A ;

Tarif C : course effectuée au-delà de la zone d’application du tarif B ou course de nuit à l’intérieur de la zone de tarif B ou course effectuée le dimanche et les jours fériés à l’intérieur de la zone de tarif B. 

Article 5

Dans la zone des taxis parisiens, les courses retenues pour l’application de chacun des tarifs sont ainsi définies :

Tarif A : course effectuée dans la zone urbaine entre 10 heures et 17 heures ;

Tarif B : course effectuée :

a) Dans la zone urbaine de 17 heures à 10 heures ainsi que le dimanche de 7 heures à 24 heures et les jours fériés de 0 heure à 24 heures ;

b) Dans la zone suburbaine de 7 heures à 19 heures ;

Tarif C : course effectuée :

a) Dans la zone urbaine de 0 heure à 7 heures le dimanche ;

b) Dans la zone suburbaine de 19 heures à 7 heures ainsi que le dimanche et les jours fériés ;

c) Au-delà de la zone suburbaine.

Le prix du kilomètre du tarif B peut excéder celui du tarif A, l’écart entre les deux ne pouvant être supérieur à 100 %. Le prix du kilomètre du tarif C peut excéder celui du tarif B, l’écart entre les deux ne pouvant être supérieur à 50 %. 

Article 6

La majoration des tarifs peut être répartie différemment entre les diverses composantes de la course, selon qu’il s’agit d’une course de jour ou d’une course de nuit, sous réserve que les compteurs puissent prendre en compte cette modulation. 

Article 7

La pratique du tarif neige-verglas est subordonnée aux deux conditions suivantes : routes effectivement enneigées ou verglacées et utilisation d’équipements spéciaux ou de pneumatiques antidérapants dits « pneus hiver ».

Une information par voie d’affichette apposée dans les véhicules doit indiquer à la clientèle les conditions d’application et le tarif pratiqué.

Ce tarif ne doit pas excéder le tarif d’une course de nuit, correspondant au type de course concerné. 

Article 8

Les tarifs des prises en charge dans les gares, ports, aéroports, des suppléments par personne adulte à partir de la quatrième personne, des suppléments animaux et bagages peuvent être majorés de 3,2 %. Pour les taxis parisiens, relevant des attributions du préfet de police, seules sont autorisées des majorations pour la prise en charge d’une quatrième personne adulte ou d’un deuxième bagage déposé dans le coffre du véhicule. 

Article 9

Le tarif minimum, suppléments inclus, susceptible d’être perçu pour une course est fixé à 6 euros. 

Article 10

La lettre W de couleur verte est apposée sur le cadran du taximètre après adaptation aux tarifs fixés par le présent arrêté. 

Article 11

Les arrêtés préfectoraux fixant les nouveaux tarifs des courses de taxi seront publiés dans un délai de quinze jours à compter de la date de publication du présent arrêté. 

Article 12

Un délai de deux mois à compter de la publication des arrêtés préfectoraux susvisés est laissé aux chauffeurs pour modifier leur compteur.

Avant la modification du compteur, une hausse maximale de 3,2 % pourra être appliquée au montant de la course affiché, en utilisant un tableau de concordance mis à la disposition de la clientèle. 

Article 13

La valeur de la chute au compteur ne peut excéder 0,1 euro. 

Article 14

Le directeur général de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. 

Fait à Paris, le 22 décembre 2008. 

Pour la ministre et par délégation : 

Le directeur général de la concurrence, 

de la consommation 

et de la répression des fraudes, 

B. Parent