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Trop de bouchons : les taxis-motos déboulent

Taxi_moto_2 À ses heures perdues, Stéphane Léonard, policier, va travailler pour l'entreprise de sa femme. Trois entreprises de transport de personnes à deux-roues ont été créées à Nantes. Ce sont des taxis-motos.

Ce n'est pas la déferlante parisienne où, dit-on, une société est créée chaque semaine. Mais Nantes découvre la tendance : trois sociétés proposent des courses en deux-roues pour les voyageurs pressés. « On étudie ça de près !, prévient Philippe Bély, du syndicat des artisans taxis. On regarde comment ils sont déclarés. C'est toujours dangereux comme concurrence. »

Le petit dernier dans le paysage est Illicomoto, avec Stéphane Léonard au volant de sa Goldwind. « C'est la limousine des motos. Le top à 27 000 €. Siège chauffant avec dossier, musique... » Le clou, dans son cas, est qu'il est policier... motard pour être précis (1). « J'adore la moto et le service public. Voilà une bonne façon d'allier les deux, la répression en moins. »

Le pilotage, ça le connaît. Il a déjà escorté Yasser Arafat dans les rues de Paris à 150 km/h. Bref, sur sa selle, on est en sécurité. Émargeant à 1900 € après plus de vingt ans d'uniforme, il voit là une possible reconversion. « À Paris, une société possède six motos ! Nous aussi, on espère pouvoir recruter rapidement. » En attendant, cela met du beurre dans les épinards.

Hommes d'affaires parisiens

Son service, jure-t-il, ne concurrence pas les artisans taxis. Le créneau gare-aéroport est pourtant visé. « On s'adresse à des gens pressés, des hommes d'affaires. Mais aussi à ceux qui voudraient s'offrir une promenade sur une belle moto, sur la côte... »

Sur le même marché, Benoît Régnauld a été le premier à dégainer voilà moins d'un an avec un scooter haut de gamme (2). Il fait tourner Atoutscoot. « En région parisienne, le développement est énorme ! D'ailleurs, ma clientèle est surtout parisienne. Je suis content »

Pas de problèmes avec les taxis, comme à Paris ? « Nous ne travaillons que sur rendez-vous. Nous ne pouvons pas prendre ceux qui ont beaucoup de bagages, les personnes âgées, les groupes... Il y a de la place pour tous. »

Et puis, ces « sociétés de transport de personnes », pour ne pas dire taxi, affichent des tarifs un peu plus élevés que les artisans en voiture. « Avec le temps qu'il fait, bon courage ! », persifle même un chauffeur de taxi, depuis sa voiture...

Source: Ouest-france.fr - Thomas HENG.

(1) Depuis mai 2007, un décret permet aux fonctionnaires de police, sous conditions, d'exercer une activité complémentaire. Stéphane Léonard travaille pour aider sa femme, sans être associé ni salarié.

(2) Ludo moto express propose aussi ses services.

La grogne des motos-taxis

Une centaine de conducteurs de motos-taxis ont manifesté le 9 avril, place de la Concorde à Paris. En cause, un manque de reconnaissance par les autorités de cette profession sans réel statut. L’occasion de faire le point sur une activité en plein essor.

Non, ce n’était pas le Goldwing Club de France qui défilait, mercredi 9 avril sur la place de la Concorde en plein centre de Paris, mais une manifestation de motos-taxis. Des professionnels en colère, car leur activité se développe, prend de l’ampleur comme en Ile-de-France, mais n’est pas reconnue des autorités.

Plus cher, mais pour arriver à l’heure
Face aux bouchons inextricables, notamment entre les centres d’affaires de la capitale et les gares ou aéroports, un nombre toujours croissant de passagers pressés ont recours à la moto plutôt qu’à l’auto.

Le forfait est un peu plus cher que la course du taxi traditionnel, mais ils ont l’assurance d’arriver à l’heure à l’embarquement, même s’il est parfois difficile pour les conducteurs des Goldwing de se faufiler entre les files de voitures. Ces petits entrepreneurs plébiscitent malgré tout le vaisseau amiral de Honda pour le confort et le sentiment de sécurité qu’il offre au passager.

Concurrence « déloyale »
Mais tout le monde ne se satisfait pas de l’apparition de cette nouvelle race de transporteurs. Les taxis auto savent défendre leur corporation, on l’a vu récemment. Ils se plaignent d’une concurrence inattendue jugée déloyale car les motos-taxis n’ont pas les mêmes contraintes. Les deux-roues ne payent par exemple pas de droit au stationnement à la Ville de Paris. Les heurts deviennent incessants entre chauffeurs de taxi automobile et motards.

La police attise les tensions
Au lieu de pacifier la situation, la police l’envenime. Ainsi, mercredi matin au terminal 2F de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise), les forces de l’ordre ont verbalisé le gérant d’une compagnie de moto-taxi et envoyé son véhicule à la fourrière. Motif, il n’avait pas le droit de stationner à l’endroit où il attendait un voyageur.
D’ordinaire, la tolérance est de mise, à condition que les motos-taxis ne prennent pas un client au vol – ce qui est interdit – mais qu’ils attendent un passager ayant réservé son véhicule par téléphone.

Emploi, circulation fluide : une profession d’avenir
La centaine de motos-taxis en colère a défilé place de la Concorde à Paris pour protester contre cette mise en fourrière, et bloqué pendant une heure le terminal 2F de l’aéroport de Roissy. Un groupement des motos-taxis indépendantes s’est créé.

Elle demande que l’on arrête ces verbalisations, qu’on laisse cette activité s’organiser, elle qui reste génératrice d’emplois. La coordination de ces très petites entreprises semble indispensable afin de trouver une légitimité auprès des pouvoirs publics.

La profession doit en effet progresser, notamment en matière de formation. Dans la plupart des cas, les conducteurs de motos-taxis sont recrutés sans apprentissage spécifique. Ce qui peut être nuisible aux passagers, et à une profession pleine d’avenir.

Source: Nicolas Grumel - Motomag.com


Business : Ça roule pour les moto-taxis

Apparues en région parisienne il y a quelques années, les sociétés de moto-taxis commencent à se développer en province. Mais attention, pour réussir sur ce business encore jeune, quelques règles de « bonne conduite » s’imposent.

Face à l’engorgement de la circulation dans les grandes villes, l’activité de moto-taxis connaît depuis quelques années un réel essor. A Paris et en région parisienne, une petite dizaine de sociétés se sont lancés sur ce marché. En province, le développement est plus timide mais la plupart des grandes agglomérations possèdent désormais leur société de moto-taxis (Nice, Marseille, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Montpellier...).

Une clientèle de cadres

La cible de cette nouvelle génération de taxis à deux roues ? Les hommes d’affaires et les cadres pressés amenés à se déplacer fréquemment pour leur travail. « Nous vendons de la ponctualité » explique Cyril Masson, créateur de City-Bird, une des premières entreprises à s’être lancée sur le créneau en 2003. « A cette époque, j’étais directeur commercial dans une grand entreprise et je rattais régulièrement les avions que j’avais à prendre. J’ai rapidement compris qu’un service de taxis à deux roues simplifierait la vie de nombreux cadres » poursuit le jeune entrepreneur qui confie ne rien avoir inventé. « En Afrique et en Amérique du Sud, les taxis à deux roues existent depuis longtemps. A Rio de Janeiro, ils sont plus de 350 ».

Pas de législation en vigeur

En France, l’apparition des motos taxis a été retardée par l’absence de réglementation. C’est un métier nouveau, sans cadre réglementaire ni loi pour l’encadrer. Des projets sont actuellement à l’étude pour clarifier l’activité et éviter que n’importe qui se lance sur le marché. « Il ne suffit pas d’avoir une moto et d’attendre les clients à la sortie de l’aéroport. La réalité est bien plus complexe et la sécurité des clients est une des priorités de notre métier » poursuit Cyril Masson qui est passé d’un chiffre d’affaires de 15 000 euros la première année à plus de un million d’euros en 2007. Les taxis ne voient pas d’un très bon œil l’essor de ces concurrents à deux roues. La fédération des taxis rappelle d’ailleurs que l’appellation taxi est réservée aux véhicules automobiles.

Investissement de départ

Un minimum de 60 000 euros est nécessaire pour lancer l’activité : cela comprend l’achat des motos (scooter de préférence car plus rapides en ville), des accessoires (casque, vêtements de pluie, gants... fournis au client), d’un logiciel de réservation/planning, voire d’un site internet. « Nous nous sommes lancés avec 100 000 euros et avons commencé avec trois maxi-scooters » raconte Jean-Christophe Cepero, co-fondateur d’Easy-Moov, une entreprise implantée dans le Var depuis janvier 2008 et qui propose du transport de personnes sur Nice, Cannes, Saint-Tropez et Monaco.

Au départ, le créateur peut lui-même jouer les chauffeurs mais si l’activité décolle, il lui faudra recruter des chauffeurs. De préférence chevronnés (anciens motards de la gendarmerie par exemple) pour éviter les accidents et rassurer les assurances ! Les charges d’exploitation sont également très nombreuses : salaires et charges des chauffeurs, entretien des véhicules, essence, assurances... « Nous payons 3 000 euros par an pour assurer chacun de nos véhicules. C’est un poste de dépenses très élevé mais indispensable car nous sommes sur une activité à risques » poursuit Jean-Christophe Cepero. En l’absence de réglementation, les compagnies d’assurances se montrent en effet très frileuses et réclament des engagements sur le profil des chauffeurs : souvent dix ans d’expérience dont les cinq dernières sans sinistre.

Originalité du concept

Tous les acteurs du marché fonctionnent sur le même modèle: le client fait une réservation (par téléphone ou sur internet, au moins une heure avant sa prise en charge), une moto vient le chercher, tout l’équipement lui est proposé et il est acheminé jusqu’à se destination finale. Le plus souvent, il s’agit d’un aéroport ou d’une gare. La clientèle, professionnelle dans 80 % des cas, paie un tarif forfaitaire applicable quelque soit l’état du trafic.

Il est néanmoins possible de se démarquer. City-Bird propose depuis mars 2008 un service VIP, sorte de "business class" du moto-taxi. « Nous transportons les clients sur des grosses cylindrées, des Goldwin. Le confort est optimal, nous fournissons un casque avec une connexion pour les téléphones portables. Ce service est facturé 15 euros supplémentaires par rapport à une moto classique » déclare Cyril Masson. Certaines sociétés comme Yellow Scoot facturent à la minute : 1 euro la minute avec une prise en charge de 5 euros. D’autres comme All by Bike permettent d’emporter quelques bagages grâce à une remorque attachée à la moto. De nombreux prestataires véhiculent également les hommes d’affaires pendant une journée, à l’occasion d’un déplacement en région. « Nous les accueillons à leur arrivée à l’aéroport et les accompagnons toute la journée. Cela leur permet d’enchaîner trois ou quatre rendez-vous et d’optimiser leur déplacement « explique Jean Christophe Cepero.

Tarification

Les tarifs des moto-taxis sont plus chers qu’un taxi classique. En région parisienne, les prix sont plutôt homogènes (25 à 40 euros pour un trajet intra-muros et entre 60 et 90 euros pour un Paris centre/aéroport Charles de Gaulle). En province, la concurrence étant moins importante, les tarifs sont très variables d’une société à l’autre et d’une ville à l’autre. A Montpellier par exemple, Elite Moto facture 30 euros une coure intra muros et 110 euros une trajet jusqu’à l’aéroport de Nîmes. A Nantes, Atoutscoot propose un tarif de 20 euros pour les trajets en centre-ville et 30 euros pour aller à l’aéroport.

Il est courant de majorer ces tarifs en fonction des horaires : + 15 à 20 % aux heures de pointe (entre 8/9 heures et 19h/20 h le soir), le week-end et les jours fériés.

Il est également possible de proposer des abonnements aux entreprises, souvent des gros clients pour les sociétés de moto-taxis. « Nous avons conclu 145 contrats avec des entreprises » précise Cyril Masson. Dans ce cas, il faut prévoir un abonnement sous forme de compte prépayé, débité à chaque course, avec des réductions allant de - 15 à - 30 %. Les entreprises apprécient ce type de contrat car cela leur offre une gestion plus souple, avec une facture unique et plus simple car l’utilisateur n’a pas à payer à la fin du trajet ».

Faire connaître le service

C’est la principale difficulté sur un marché naissant. « Il faut faire connaître le service avant de faire connaître sa marque. Les réticences sont encore nombreuses. Tout le monde se dit prêt à monter sur une moto pour gagner du temps mais notre étude de marché a montré que sur 1 000 personnes, seules 4 le font vraiment. L’acquisition des clients est lente » relativise Xavier Fonte, fondateur de la société Skoot en 2006. La solution : le bouche à oreille et le matraquage publicitaire, sur internet ou dans la rue via de simple flyers.

Source: Par Valérie Froger - LEntreprise.com


Moto Taxi - Refonte de sites Internet de City-Bird et Motocab

Logo2006_city_bird_2 Après la refonte complète du site internet de City-bird au mois de Mars, c'est au tour de Motocab de présenter son nouveau site.

Ces deux sociétés leaders sur le marché du Moto-Taxi se declarent toutes les deux N°1 du secteur. City-bird, dirigé par Cyril Masson, annonce à ce jour, 49 087 trajets effectués et Motocab, dirigé par Hervé Braunstein et Jerôme Kraffe, annoncent 103 543 trajets effectués. Pour 2008, Motocab vise un chiffre d'affaires d'environ 2 millions d'euros. Logo_motocab

Si vous avez déjà fait appel aux services de sociétés de Moto-Taxi, n'hésitez pas à me faire part de vos impressions.


Les Galeries Lafayette Berlin entre les mains de Christophe Carbon

Gl_berlin_2 Les Galeries Lafayette Berlin ont changé de dirigeant. C’est Christophe Carbon, directeur adjoint du grand magasin depuis deux ans, qui a pris le 1er avril la suite de Thierry Prévost, aux commandes depuis 2002 et récemment promu directeur international Europe.

Diplômé de l’Ecole Supérieur de Commerce d’Amiens, Christophe Carbon a notamment officié pour Auchan à Leers, ainsi que pour Promod, dont il aura été successivement directeur du réseau des magasins d’usine puis directeur régional des magasins d’usine.

Marié et père de quatre enfants, Christophe Carbon est à présent en charge du développement de l’adresse berlinoise des Galeries Lafayette qui n'occupe pas moins de quatre étages sur l’incontournable Friedrichstraße, en plein cœur de la capitale allemande.
Par Matthieu Guinebault, Fashionmag.fr

Un film poignant tiré de fait réel: Un coeur invaincu / a mightly heart

Un_coeur_invaincu_5

J'ai loué hier le film Un coeur invaincu  réalisé par Michael Winterbottom avec Angelina Jolie et Will Patton. Un film tres interessant tirée de fait réel.

Synopsis: le 23 janvier 2002, le monde entier est choqué par l'image d'un journaliste américain décapité devant la caméra par des extrémistes pakistanais. Daniel Pearl, superviseur du Wall Street Journal pour l'Asie du Sud Est, enquêtait au Pakistan sur un dénommé Richard Reid, activiste et vendeur d'armes. Alors qu'un entremetteur doit le mener sur la piste d'une source importante, il disparaît soudainement.
Confrontée à la mort de son mari, Mariane Pearl rédige l'histoire de son enquête, de son kidnapping et de sa mort et, surtout, l'histoire de son propre désespoir à elle, dans "A Mighty Heart : the Brave Life and Death of my Husband Danny Pearl". Le film retrace son combat de chaque instant pour comprendre l'assassinat de son mari et pouvoir enfin en faire le deuil.